« Hands on » training… la suite !

MALOYA est un magnifique Feeling 416, un monocoque de 12m60 bien conçu et bien taillé, qui fend les flots et remonte au vent à merveille. Il est très agréable, et Régis et sa famille l’ont bien aménagé et en prennent grand soin.

Après une nuit tranquille à la marina de Palerme nous entamons les 450 miles qui nous séparent de Minorque, en passant par le sud de la Sardaigne. Un trajet de 75 heures non-stop, dont une grande partie au moteur. En effet la météo n’est pas en notre faveur : très peu de vent entre Palerme et la Sardaigne, puis du vent de face entre la Sardaigne et Minorque. Nous avons tout de même de bons moments à la voile, et même quelques heures sous spi.

Les premières 24 heures sont désagréables pour moi car j’ai un léger mal de mer, rien de bien méchant mais suffisant pour que je reste la plupart du temps sur le pont, les yeux rivés sur l’horizon. Pour le déjeuner, Régis nous prépare des saucisses qu’il a achetées à Palerme, nous découvrons qu’elles contiennent des abats très parfumés, du mouton sans doute… Mon mal de mer est alors amplifié, je présume qu’il faut « vaincre le mal par le mal » !

Comme espéré je bénéficie d’une excellente formation sur le tas, je participe avec Régis à la navigation et à la vie à bord. J’apprends notamment la gestion de la navigation de nuit, où chacun prend son quart à son tour.

Je tire de ma formation quelques découvertes inattendues, je ne résiste pas au plaisir de les partager avec vous :

Découverte n° 1 : le meilleur ami de l’homme n’est pas le chien, mais le pilote automatique ! C’est un ami fidèle, infatigable, fiable, et qui ne demande ni à être nourri ni à être lavé. Et quand le fidèle ami travaille, l’homme peut régler ses voiles, regarder sa carte, se faire à manger, dormir, jouer au golf, sauter en parachute… je m’arrête car je commence à m’égarer.

Découverte n° 2 : le lien sacré qui existe entre les espèces est enfin mis à jour : l’apéro ! La preuve, exactement au moment où l’humain décapsule sa bière, le dauphin commence à chasser.

Découverte n° 3 : l’aéroport de Minorque est le seul au monde à être monté sur ressorts. En effet, en débarquant du bateau je sauté dans un taxi pour attraper mon avion, restant ainsi en mouvement. En arrivant à l’aéroport je suis stabilisé sur la terre ferme pour la première fois depuis 3 jours, et c’est là que l’aéroport tout entier commence à bouger ! C’est ce qu’on appelle avoir « le mal de terre ».

Un grand merci Régis de m’avoir offert cette belle opportunité, merci pour les bons moments passés ensemble, les bons repas partagés et les échanges sympathiques !

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