Aux objets trouvés

Vous est-il déjà arrivé de perdre quelque chose, d’en faire le deuil, et de le retrouver « comme par miracle » un peu plus tard ? Il est probable que oui. Mais en mer ce genre de miracle est rare, car lorsque quelque chose tombe à l’eau, il est généralement emporté par le vent et par le courant. Prendre des repères pour le retrouver est très difficile car le bateau se déplace sans arrêt, même au mouillage.

Pourtant lorsque nous étions sous Peter Island à faire le dos rond en attendant que la météo soit plus clémente, il nous est arrivé quelque chose de surprenant. J’avais mis mon maillot de bain à sécher dans le cockpit, abrité par la capote du bimini, avec des pinces à linge autobloquantes. Mais les rafales étaient vraiment violentes et malgré ces précautions, le maillot de bain s’était envolé pendant la nuit. Un peu embêté, j’ai tout de même fait contre mauvaise fortune bon cœur, après tout ce n’était pas très grave. Plus tard dans la journée j’ai bravé les éléments pour aller prendre des nouvelles des copains, et tout à fait par hasard je suis tombé sur mon maillot, qui gisait tranquillement à 8m de fond, à environ 70m d’Enigma !

Mais ce hasard ne vaudrait pas un article de blog si nous n’avions pas d’autres anecdotes similaires à raconter, et celle qui suit est particulièrement improbable : en octobre nous avons fait deux jours et demi de navigation entre Grenade et la Guadeloupe, où nous avons atterri à l’abri de l’Ilet Cabrit, aux Saintes (voir article 58h de navigation). En allant à Terre de Haut en annexe, quelle ne fut pas notre déception de constater que nous avions perdu une savate d’Erinn en route, elle s’était échappée de l’annexe (les savates sont les tongs, nommées à la mauricienne). Nous avons l’habitude de garder les savates de toute la famille dans l’annexe, cela évite de se retrouver sans chaussure à terre. Erinn a donc fait sa première visite aux Saintes pieds nus, et quelques jours plus tard nous lui avons acheté une nouvelle paire de savates identique, à Pointe à Pitre.

Quatre semaines plus tard nous sommes revenus aux Saintes et avons à nouveau mouillé sous l’Ilet Cabrit. En allant à terre sur la petite plage devant le mouillage, j’ai vu au loin quelques savates sur un muret, probablement oubliées ou perdues, et j’ai sorti à Malo la blague classique : « tiens Malo, tu as encore oublié tes savates ». Marion qui m’a entendu est allé jeter un coup d’œil, et stupéfaction, il y avait parmi les savates celle d’Erinn ! Nous ne l’avions pas perdue en pleine mer, mais juste à l’Ilet Cabrit en descendant l’annexe, et elle nous attendait là depuis quatre semaines !

Comme quoi il n’est pas interdit d’avoir de la chance 🙂

4 réflexions sur “Aux objets trouvés

  1. Marie-Claude de Gros Bois

    Super !!! 2019 a bien commencé :))
    Bonne route bon vent, je vous aime, vous me manquez… et de très loin je vibre avec vous dans le vent …Big bisous mauriciens à vous 4
    +++
    MC

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